Friday, 21 October 2016

Les citrons sur la route



Les citrons sur la route










Quand la vie te donne des citrons, écrase-les et passe à autre chose

La limonade laisse un arrière-goût et n’apaise pas la soif de toute façon

Proverbe d’un citadin, insulaire



Maxime se retrouve à la croisée des chemins

On l’a poussé vers la sortie, sur l’autoroute de l’emploi

Il doit garder le cap sur la destination, sans se laisser distraire par les citrons

Cet accident de parcours lui sert de leçon de conduite

Il y a toute sortes de conducteurs sur la route

Certains tentent de vous dépasser pour se rendre plus vite

Certains prennent des raccourcis

Plusieurs enfreignent le code de conduite

D’autres veulent changer votre destination

Il faut toujours regarder dans le rétroviseur pour savoir d’où l’on vient

Et garder le cap droit devant, les deux mains sur le volant

Maxime garde un œil sur les panneaux de signalisation

Ceux-ci sont des repères qui le guident vers le droit chemin

Dans l’adversité, Maxime découvre ses vrais compagnons de route

Il est fier de son parcours et regarde droit devant

Il trouvera bientôt un nouveau chemin qui le mènera à bon port

Signe d’eau et homme de coeur, Maxime a toujours été un mouton noir sur la route

Il dirige son bateau en équipe et chacun a sa place

Sur une longue route, le conducteur est seul face au chemin

À moins de s’avoir bien s’accompagner et de partager les tâches

Le conducteur s’endort au volant et risque de perdre le contrôle

La destination est encore à découvrir, mais c’est souvent la route parcourue et les gens rencontrés sur son parcours qui font toute la différence

Quand la tempête ou le tsunami nous force à changer de chemin, il faut reconnaitre qu’on ne contrôle pas les forces de la nature, mais qu’on a toujours le choix.

Le choix de ses valeurs, de son environnement, de son entourage.

L’autoroute de l’emploi est similaire à celle de la vie.

Habituellement, les citrons n’avancent pas très vite et sont rapidement détectés et dénoncés



Vivre son deuil, accepter et continuer de rouler à fond.



Maxime

Octobre 2016

Monday, 17 October 2016

Bootcamp : le soldat de la santé




Maxime revient de la guerre ; une guerre contre l’anxiété, l’obésité, la gourmandise désintéressée, la sédentarité !

Cet entraînement intensif organisé, a pour objectif de tout brûler.

Les calories n’ont qu’à bien se tenir, car elles seront exécutées.

Après avoir surmonté à pied une montagne et passé à travers de nombreuses épreuves physiques comme la course à pied, le soldat de la santé est énergisé,

De nouveaux liens, il a également tissé.

Il a développé un nouveau réseau, une communauté.

De Trois-Rivières, en passant par le Saguenay, toutes ses compagnes d’armes ont comme même objectif la santé.

La gang de motivés, groupe de soutient facebookien, sert de filet de sécurité.

Mais comment soutenir la même intensité pendant les 365 prochaines journées ?

Le soldat, lorsqu’il n’est pas sous la menace de guerre, a une tendance naturelle à se reposer.

Épicurien à ses heures, il sait profiter d’une bonne tablée bien arrosée.

Son cerveau est bien éduqué dans l’art de s’alimenter.

Mais ses émotions à fleur de peau viennent souvent le hanter.

Son niveau d’activité tend à tomber en même temps que les feuilles d’un arbre déraciné.

Le vrai combat, celui qui déterminera sa destinée, vient à peine de commencer.

Le tremblement de tête qui sévit a son épicentre sur une île montréalaise entourée du fleuve agité.

La docteure en nutrition sait inspirer les soldats pris dans les tranchées qui cherchent à savoir comment vaincre l’ennemi si bien entraîné.

L’énergie dégagée par la kinésiologue trifluvienne agit comme un remède bien mérité à la maladie de l’inertie.

Le combat est quotidien, mais Maxime ne va pas abandonner.

Il demeure déterminé à créer la pérennité dans ses habitudes de vie équilibrées.






Thursday, 21 July 2016

Le cycle de la vie et des projets


 
Le cycle de la vie et des projets

Maxime appartient à la génération X, celle qui travaillera encore pendant au moins 20 ans. Cette génération sandwich, prise entre les retraites onéreuses des baby-boomers et la génération Y et Z (Millenium).

Entre deux rêves d’évasion aquatique, son esprit reflète sur les nombreux départs de ses collègues boomers qui profitent d’une pension à vie pour leurs années de service en société.

Le temps de Maxime sur cette terre est marqué par

  • la désaffection dans la gouvernance avec un manque de confiance dans le leadership et particulièrement dans les institutions ;
  • l'augmentation des divorces ;
  • l'augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail ;
  • les début d'internet ;
  • la fin de la guerre froide.

Il se questionne sur ses valeurs, sa place dans la société et son besoin de réalisation personnelle.

Les Y  et Z sont nés à l’ère de l’internet, la précarité des emplois et se sont lancés massivement dans l’entreprenariat pour faire leur place et atteindre leur équilibre de vie.

Maxime s’identifie à ces générations et les côtoie quotidiennement sur le parvis de l’église virtuelle par l’entremise des médias sociaux.

Il admire leur courage et s’inspire de leur insouciance pour affronter la montagne de responsabilités corporative et environnementale  laissé en héritage par les baby-boomers.

Atteindra-t-il à gérer son cycle ?

Maxime gère le cycle de vie des projets informatiques au travail, bien définit de l’initiation à la fermeture.

Mais quand vient le temps de gérer le cycle de sa vie, Maxime tourne en rond la plupart du temps, en quête du sens à lui donner…

 

C'est l'histoire de la vie,
Le cycle éternel
Qu'un enfant béni
Rend immortel.
La ronde infinie
De ce cycle éternel,
C'est l'histoire,
L'Histoire de la Vie !

Le Roi Lion

Wednesday, 20 July 2016

Le chill factor


 
Partir ou rester ? Tout abandonner pour une vie « full chill » à faire du surf au Costa Rica ou au Panama ? Comment définir la liberté ?

Maxime s’évade à tous les jours par l’entremise des médias sociaux. Il y côtoie des Instagrammer, Youtuber, Facebooker , Snapchater ou autre « er» de ce monde, qui ont fuit une réalité urbaine pour une liberté aquatique.

Par l’entremise des vagues et de leurs planches de surf, leurs esprits se libèrent de leur port d’attache et ils voguent au loin pour mieux revenir sur la rive après quelques excursions.

Ils ou elles se connectent à chaque instant afin de capturer tous ces précieux moments de liberté sur leur intelligence mobile en forme de téléphone. Le village global est tissé serré et tous se retrouvent par le biais de leur imagination collective.

Est-ce que l’image immortalisée dans la stratosphère leur permet de se rattacher à leur quotidien abandonné ? L’ironie est que Maxime, de son Montréal idéalisé, s’évade avec des photos de leurs images de terre (et mer) promise.

Est-ce que les âmes perdues à l’autre bout de l’océan, celles qui flânent dans un monde « full chill » retrouvent les âmes qui tentent de s’évader au quotidien ? Une âme espère que sa liberté sera éternelle, même si ils ou elles finissent toujours par retrouver leur port d’attache. L’autre rêve de cette même liberté, sans vouloir quitter sa réalité qui cause son besoin d’évasion…

Les âmes planent…et celle de Maxime ne fait pas exception. La musique le transporte…

La terre pivote et autour d'elle

Des âmes flânent

Une âme espère et l'autre rêve

Des âmes planent

Daniel Bélanger

Saturday, 23 August 2014

L’Île-des-Fleurs




L’emblème de Montréal, créé en 1981, s'inspire des armoiries et représente une fleur dont les quatre pétales forment une interprétation graphique des initiales de la Ville de Montréal: V et M. Au centre, un croisement rappelle que Montréal a toujours été au carrefour des grandes voies de communication et de civilisation.

Enfin, les quatre coeurs créés par le jeu des lignes représentent l'attachement des Montréalais et des Montréalaises à leur ville. La ligne ondoyante qui encercle l'ensemble stylisé rappelle que Montréal est une île; la forme à la fois végétale et aquatique exprime la richesse de l'environnement naturel et le souci qu'a la population de le préserver

Le soir venu, dans un arrondissement du centre-sud de Montréal, Maxime se transforme en raconteur d’histoires. 

Le raconteur est aussi jardinier des cœurs.

Les légendes et contes sont toujours les bienvenues auprès des enfants, afin de retarder le plus possible l’heure du sommeil.

Florence et Papille, ses deux pupilles, sont les héroïnes d’une série d’aventures dans la forêt de l’Ile-des-Fleurs, cette particule de terre qui lie la terre ferme de Verdun à la grande Ville de Montréal.

Depuis presque dix ans, Florence et Papille ont vécues toutes sortes d’expériences sur cette île végétale et aquatique.

Maxime s’inspire des histoires de sa jeunesse, celles dont vous êtes le héros.

Très tôt dans son jeune âge, lorsque les lettres formaient des mots et des phrases pour la première fois, Maxime était le héros d’histoires de capes et d’épées qui se finissaient toujours bien. Les racines de ces histoires passées ont poussés dans sa tête pour fleurir aujourd’hui.

Florence et Papille, elles, partent tous les soirs dans un voyage imaginaire qui n’a de limite que l’imagination de Maxime.

Elles ont rencontrées tous les animaux de la forêt, affronté les plus grands défis et même aperçues le reine du Père-Noel - Rudy.
Fanfan L’éléphant, Boubou le Hibou, Maximus le cheval, Gigi la Girafe sont parmi les nombreux animaux qui animent les soirées estivales.

Être papa, c’est imaginer un monde qui fait voyager les petits yeux curieux et les pupilles qui tombent de sommeil.

Être papa, c’est aussi de ne jamais grandir, de garder un cœur d’enfant, afin d’émerveiller sa progéniture.

Être papa, c’est inventer des histoires qui laissent une étincelle dans les yeux.

Être papa, c’est planter les graines qui feront pousser les fleurs, les cœurs.

Les cœurs qui dorment au fond de la prochaine génération de Montréalais, ceux qui auront le souci de préserver l’environnement naturel et culturel de la ville. 

C’est en arrosant aujourd’hui les fleurs de notre présent que nous récolterons les grandes idées pour notre ville de demain.

La nuit court après le jour
Le jour court après la nuit
Ils font le tour de la cour
Bon dodo mon ami

Fais des rêves en couleurs
Avec des fleurs, des coeurs, 
Le p´tit matin s´en vient
Il n´est pas bien bien loin

Caché derrière la porte
Il ne fait pas de bruit
Il attend qu´la nuit sorte
Pour te sortir du lit

Le p´tit matin s´en vient
Il s´appelle demain

J’aurais voulu être un artiste





Maxime se prépare à sa soirée en face du Théâtre Denise Pelletier, pour le Grand Débarras 2014.

Lieu de diffusion culturelle de sa jeunesse, Maxime a découvert le théâtre à l’intérieur de ces murs.

Les écoles secondaires, Cégep ou universités déplacent des meutes de jeunes âmes pour ouvrir leurs esprits à accueillir la culture avec un grand C.

L’excitation est toujours la même : les lumières se ferment, les projecteurs s’enflamment pour allumer les émotions des spectateurs qui s’abandonnent à l’expérience théâtrale.

Le partage d’émotion est à l’état pur, entre un personnage de Molière, Shakespeare, Feydeau et son public.

Le théâtre est l’endroit où tous les rêves sont permis. Maxime y a rêvé d’amour impossible, de passion et de courage. Son idéalisme s’est alimenté par les plus belles répliques d’une autre époque.

Maxime vit sa créativité par procuration à travers ces personnages qui s’adressent à lui sur la scène.

Maxime a toujours rêvé d’être un artiste.

Il réalise aujourd’hui qu’on né artiste, qu’on ne le devient pas.

Maxime, artiste en cravate, crée aujourd’hui le monde qu’il imaginait autrefois dans son siège du Théâtre Denise-Pelletier.

Dans les mots de Fugain :
Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer
Et tous les acteurs vont s'animer en même temps

Attention, mesdames et messieurs, c'est important, on va commencer
C'est toujours la même histoire depuis la nuit des temps
L'histoire de la vie et de la mort, mais nous allons changer le décor
Espérons qu'on la jouera encore dans 2000 ans

Nous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser dans votre maison
Notre pain est blanc, notre vin est bon
Si vous le voulez, c'est de bon cœur que nous partagerons

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer
Nous vous demandons évidemment d'être indulgents
Le spectacle n'est pas bien rôdé, laissez-nous encore quelques années
Il ne pourrait que s'améliorer au fil du temps

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer
Et tous les acteurs vont s'animer en même temps

Nous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser dans votre maison
Notre pain est blanc, notre vin est bon
Si vous le voulez, c'est de bon cœur que nous partagerons

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, on va commencer
Il se peut que vous soyez choqués de temps en temps
Mais surtout ne vous inquiétez pas, n'allez pas faire des signes de croix
Et rappelez-vous qu'un jour vous avez eu 20 ans



Friday, 22 August 2014

L'araignée




L’araignée
Elles sont dotées de huit pattes et ne disposent ni d'ailes ni d'antennes ni de pièces masticatrices dans la bouche. Les araignées sont des prédateurs invertébrés arthropodes.

En tant que prédatrices, les araignées jouent un rôle majeur dans la régulation des populations d'insectes, mais qui aurait cru qu’elles pourraient aussi attaquer les enfants ?

Maxime a eu une rencontre avec son araignée prédatrice cette semaine, celle qui a blessé sa petite Papille, fille née un soir de juillet 2007.

Papille s’est fracturée le coude après avoir grimpé à une toile d’araignée au Parc Monseigneur-J.-A.-Richard de Verdun.

Du haut de sa toile de plusieurs pieds, la prédatrice a eu raison de Papille le temps d’une seconde.


Après avoir chuté de son araignée, Papille s’est retrouvée avec le coude fracturé.

Maxime a vécu les hauts et les bas du système de santé de sa grande ville de Montréal et de son arrondissement.

12 heures d’attente, deux hôpitaux, plusieurs larmes versées et une réduction du bras sous anesthésie plus tard, Maxime se retrouve face à sa propre vulnérabilité, face à sa sensibilité.

Être père, c’est avoir mal en même temps que sa progéniture.

Être père, c’est vivre la douleur et l’incertitude comme si c’était la sienne.

Être père, c’est s’oublier pour que son enfant ne se souvienne pas de la douleur.


Être père, c’est affronter son araignée…